2009 sous le sceau de la Fraternité…Précepte annuel au Bénin..


  

Chronique  

Précepte annuel au Bénin.  

 

 Que 2009 vous soit bel comme ce paysage…

A l’orée de cette nouvelle année qui pointe, il importe que le Béninois effectue le bilan de ses actions quitte à repartir sur de nouvelle base si d’aventure le passif n’augure pas d’un avenir meilleur.   

2009 sous le sceau de la Fraternité…  

Fraternité, Justice, Travail : c’est la devise du quartier latin de l’Afrique. C’est la devise d’un petit pays des l’Afrique de l’ouest. Le Bénin…  

Pourquoi, diantre, le législateur a-t-il commencé l’épigramme par le mot Fraternité ? De toute façon cette disposition des mots apparaît plus pour un souci  d’exhortation morale que d’esthétique littéraire.  Pour qui sait que bien avant le supposé départ du colon, le Bénin a toujours été le théâtre de querelle fratricide au point qu’il nous est souhaitable des liens de solidarité amicale  

« C’est malheureux que nous ne prenons pas de la hauteur. Au delà de ces bassesses j’ai mal pour mon pays ».Cette sentence d’un haut diplomate béninois m’apparaît dans toute sa lucidité comme une nouvelle année profile à l’horizon. A dieu 2008, an de toutes les joies et de toutes les peines dans ce pays dont à la naissance de l’Etat le législateur a cru devoir placer sous le sceau de l’armoirie : Fraternité, Justice et Travail.  

La dernière composante de la devise, j’ai nommé Travail, me fait venir  à l’esprit une citation que j’ai apprise dans l’enfance à l’école du blanc : « le travail assure l’indépendance ». Une leçon bien sue donc sous nos cieux. Parbleu, depuis quarante huit printemps que le Bénin ait accédé à la souveraineté internationale, le pays est toujours à la traîne. Cependant, pas un seul jour ne passe sans que les citoyens ne vaquent à leur occupation enquête du mieux-être. Même si le béninois ne revendique pas plus d’horloge de travail comme les Japonais prompte à faire des grèves pour la cause, il apparaît que la racine du sous développement dont est victime le pays de Soglo trouve sa source beaucoup plus dans notre culte de la méchanceté que de celui de  la l’oisiveté. Que de gens savent détruire ici !  

En l’espèce, un pays aurait beau travaillé. Tant que ses fils n’enracinent pas en leur sein les  liens de la Fraternité, il ne construise que sur du sable. Du haut de mon piédestal d’observateur de la société, je sais qu’à défaut du culte de Fraternité les enfants d’une même contrée en arrivent aux mains. Et pour preuve, souvenons-nous de la Centrafrique. Il est bien triste que les enfants de cette région où l’ empereur Bokassa 1 a construit le plus monumental stade omnisport soit contraint aujourd’hui à jouer dans la rue. A présent que le démon de la guerre a fait son œuvre,  trente ans déjà, cet émirat des tropiques tente en vain de se reconstruire sans pour autant y parvenir.  

Autant faire sienne donc la franche désolation du diplomate Séraphin Lissassi qui dans sa sainte colère disait : « C’est malheureux que nous ne prenons pas de la hauteur. Au delà de ces bassesses j’ai mal pour mon pays ».  Autant vite comprendre que la solidarité fait défaut dans nos mœurs, alors que la société béninoise, me semble-t-il, compte en son sein toutes les bêtises humaines.  

Que manque-t-il à la race des individus qui jettent leurs semblables en pâture ? Fraternité. Que nous faut-il pour reconnaître à sa juste valeur le fruit du labeur de nos semblables ? Fraternité. Quel syndrome faut-il nous inoculer afin que nous nous assurions de la fiabilité d’une information avant de l’étaler sur la place publique ? Fraternité. Que nous faut-t-il pour que nous prenions de la hauteur en acceptant l’autre dans sa différence. Fraternité. Comment appelle-t-on le lien de solidarité amicale que les individus tissent entre eux ? Fraternité. Que nous restera-t-il quand l’occident revendiquera le brevet de toutes les inventions ? Fraternité. C’est dire donc que la marque la plus sure qu’on a encore sous ce soleil pour consolider le monde est la Fraternité. J’ai foi que l’ an 2009 fera briller un soleil d’amour sur toute l’Afrique.   

Du reste ; un prélat de ma commune a souvent coutume de proposer à ses fidèles dans son homélie un exercice cet exercice expiatoire. En fait ce bon pasteur exhorte ses brebis à faire le serment de  se débarrasser chaque année d’un seul péché mortel propre à leur nature. Ce faisant il avance qu’en dix ans, le converti se serait passé d’une dizaine de vice. Combien sommes- nous prêts à nous soumettre à cette nouvelle école ? Dieu me pardonne, au Bénin au lieu de diminuer chaque année nos tares, nous en ajoutons : les soulèvements d’Avrankou en passant par Glazoué sans oublier Mallanville en dit long. De quel péché allions-nous nous embarrasser en 2009, innovation oblige ! Enlèvement d’Homme, chantage politique, Homicide volontaire, suspension de la loi fondamentale ? Non, il parait que la-bas  les princes mettent peu à peu de l’eau dans leur vin. Qu’à cela ne tienne pour qu’ensemble nous puissions combler l’attente de la devise du Bénin. Fraternité, Justice, Travail.  

Vivat donc la Fraternité  qui consolide le fruit du labeur des peuples, de sorte à désinfecter la poubelle de l’histoire. Alors la Justice  vient de soi comme une cerise sur le gâteau  

Par Wilfried D. Crecel  

Ecrivain, précurseur du Réflexionnisme  

 

Une réponse à “2009 sous le sceau de la Fraternité…Précepte annuel au Bénin..”

  1. crecel dit :

    Merci M. Crecel pour votre contribution à l’ épanouissement de l’ Homme noir. Hazoume Jérémy

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