En attendant la démission de mon président YAYI

 En attendant la démission de mon président YAYI ! 

Les faits sont plus que jamais établis que le président Boni Yayi a les mains sales dans tous les scandales qui ont émaillé son régime. Tout est désormais  blanc dans ce débat. Nous ne nageons plus dans des zones grises. Le président Boni Yayi nous a trop menés par le bout du nez.  A présent il passe le soir de son règne d’un air stoïque apte à dompter les institutions de ce pays.  Les derniers pages de l’actualité politique sur l’affaire ICC-Service, un dossier de banqueroute à nulle autre pareille, viennent de confirmer sa responsabilité. Si tant est que l’état percevait des rentes dans les entreprises mises en cause.  Les preuves sont désormais établies que la dite société a opéré sous la couverture   des autorités de ce pays.

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Tous les grands partis politiques sont contre la politique de YAYI

A l’analyse minutieuse des faits, les ténors d’ICC- Services n’auraient jamais poussé leur hardiesse à s’emparer tout coi des rentes de tout un peuple si les autorités politiques ne les en avaient pas rassurés.  Des témoins oculaires existent pour prouver que cette société a été la vache à lait du régime en place. C’est fort de cette complicité au sommet de l’Etat que les dirigeants d’ICC-Service  se sont engagés dans des décaissements frauduleux. Ce qui a abouti à la signature de leur acte de décès. Les faits sont clairs. Jamais ce scandale n’aurait existé si les membres du  régime dit du Changement n’avaient pas induit en erreur les dirigeants de cette entreprise illégale de placement d’argent. Tout s’est  passé  à l’image d’un consensus tacite  entre le voleur et le gendarme qui a  violé  son serment. Sinon comment comprendre   que quelques individus à la tête d’un filial si important dont le capital est au-delà de cent milliard puisse avoir l’outrecuidance de s’emparer des trésors des tiers personnes. Il me semble que ce soit difficile qu’un citoyen sans parrainage en arrive là.  Le président Boni Yayi et les siens ont donc encouragé  la bande de Guy Akplogan. Ils ont péché doublement : péché pour avoir livré à la vindicte populaire les responsables d’ICC-Service, péché pour avoir cautionné les détournements des fonds de plusieurs milliers de béninois.      

Dans une nation qui se respecte, un guide comme le président Boni Yayi qui a tant failli devrait démissionner. Le scandale du Watergate est révélateur de la démocratie aux Etats – Unis. Qu’il vous souvienne que le président américain Nixon a été impliqué dans la dissimulation du cambriolage effectué au siège du Parti démocrate, dans l’immeuble du Watergate. Il n’en a pas fallu plus pour que
la
Chambre des représentants lance une procédure d’impeachment contre Richard Nixon, qui  a préféré démissionner, le 9 août 1974.  

Mais que faisons-nous sous ce ciel pour ne pas emboiter les pas à cette grande nation. Je comprends maintenant la raison pour laquelle l’essayiste  Azarias Sekko, homme d’un jugement crédible a déclaré  que « nous sommes à l’étape zéro de notre démocratie ».  La situation actuelle en est  une preuve probable. Il en n’a pas fallu autant pour que des chefs d’Etat démissionnent sous d’autres cieux d’eux- même. Le président Boni Yayi doit démissionner pour sauver notre démocratie en attentant que la haute cour de justice statue sur son sort.

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La société civile mobilisée contre une gestion calamiteuse

 Un président qui clame son innocence dans tous les dossiers rocambolesques, un président qui n’est jamais responsable des situations désastreuses, un président qui n’hésite pas à entacher l’honorabilité de ses collaborateurs, je vous dis que s’en est pas un, je vous dis qu’un président de cette grandeur nature doit démissionner si nous tenons à la bonne marche de la démocratie au Bénin. C’en est de trop que dans ce pays qui se veut la vitrine de la démocratie, le père de la nation ne fait que nous chanter : «  Je ne suis pas responsable ». Ce sont des approbations du bout des lèvres qui font la honte de tout un peuple qui connait désormais son chef dans ses plus naturels plis. 

C’est dire donc que depuis sa prise de fonctions le président Boni Yayi a déconsidéré la fonction présidentielle. Une attitude de matamore unique dans l’histoire de
la République. Ce sont autant de raisons qui m’amène à me demander  ce qu’attend le peuple béninois pour réclamer solennellement sa démission immédiate.
  Nous devons nous en débarrasser comme un devin se sépare d’un  sacrifice à un carrefour ou aux pieds de la divinité Agbo, qu’à tort le colon a appelé Légbas. C’est le seul sacrifice qu’il importe,   je vous dis, pour le bonheur des millions béninois. 

Par Wilfried D. CRECEL 

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