Archive de la catégorie ‘Chronique’

Cote d’ivoire : armistice pour tous au nom de la paix en Afrique

Dimanche 12 décembre 2010

Bon sang, un demi- siècle déjà que l’Afrique a accédé à la souveraineté internationale. Pourtant les pays de ce continent en mal de vision, ne cessent de salir leur pieds dans de mauvais chemin. Le récent  dénouement des élections en Côte d’Ivoire en dit long. Le  pays est militairement, politiquement, et financièrement  coupé en deux, par-ci, des  contre-gouvernements installés, par- là. Le président  Laurent Gbagbo replie son autorité sur la région la plus riche, celle où il est majoritaire et peut tenir -- socialement et financièrement -- en attendant que l’orage passe. De quoi espérer donc  que la « communauté internationale » s’habitue au hold-up sur l’élection, comme elle s’est habituée aux généraux birmans.  En réalité, le Front populaire ivoirien, parti présidentiel (FPI),  n’arrive qu’  à la troisième place, en terme de popularité, fort du soutien d’un groupe ethnique minoritaire, les bétés.  Pour gagner une élection présidentielle, le FPI a besoin de s’allier avec l’un des deux plus grands partis : le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI, d’Henri Konan Bédié) ou le Rassemblement des républicains (RDR, d’Alassane Ouattara). Cependant, ces deux formations  sont restées  unis  contre lui au sein du Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (RHDP), la majeure coalition d’opposition, malgré sa tentative  soit de les fragiliser, soit de nouer une alliance avec eux.  Or, sans être bête à manger du foin, le patron sortant des ivoiriens  a longtemps cru  que les groupes ethniques qui supportent traditionnellement le parti de l’ancien président Henri Konan Bédié voteront pour lui plutôt que pour son rival Alassane Ouattara qui a des liens avec la rébellion. Mais à sa grande surprise,  les élections du  28 novembre dernier lui ont prouvé le vrai visage du pays. 

Maintenant que la stratégie électorale de l’enfant chéri des bétés a échoué, il convient que nous lui collons la paix en l’aidant à recouvrer dignement sa dignité de monarque déchu

Par ailleurs, la grave crise qui secoue la Côte d’Ivoire doit connaitre au plus vite son dénouement. Les deux candidats au second tour de la présidentielle, Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara, se moquent du peuple. M. Gbagbo, au pouvoir depuis dix ans, a été proclamé vainqueur de la présidentielle avec 51,45% des suffrages par un Conseil constitutionnel acquis à sa cause, qui a invalidé les résultats de la Commission électorale indépendante (CEI), donnant son rival Alassane Ouattara en tête avec 54,1%. Une investiture que la communauté internationale condamne à l’unisson.  Ça ne tombe qu’une fois le siècle, un télégramme envoyé en novembre 2009 par Charles Rivkin, ambassadeur des Etats-Unis à Paris, à son administration, est parvenu à nous. Ensemble, nous allons le déguster en sachant gré à Wikileaks, dont le responsable est en prison : « Pour ce qui est de l’Afrique, La France peine à mettre en pratique la rupture prônée par Sarkozy. Ceci découle en partie du fait que lorsque des crises liées à la gouvernance ont éclaté dans plusieurs pays francophones, notamment en Mauritanie, au Gabon, à Madagascar, au Niger, en Guinée, la France a privilégié de manière expéditive le maintien de l’ordre ancien au détriment des principes plus nobles« .   C’est justement contre cet ordre que le président ivoirien sortant M. Laurent GBAGBO, en partie s’est rebellé. Il symbolise la résistance contre le néo- impérialisme.  Son pêché mignon est d’avoir ignoré qu’il n’est  ni en position de force, ni au bon moment pour mener un combat quelconque contre le colon.  Au regard de la situation ivoirienne actuelle, force est de constater que la notion de  »noblesse » américaine s’est fort bien adaptée à la « manière expéditive » des nostalgiques colons français. Les alléchants gisements de pétrole au large des côtes ivoiriennes sont-ils totalement étrangers à l’intérêt commun d’Obama et Sarkozy à vouloir installer, au forceps,  un homme entièrement à la solde de l’Occident à la tête de
la Côte d’Ivoire? Je suis d’avis que le président Laurent Gbagbo a perdu de la plus belle manière les élections, conscient que son entêtement à vouloir s’accrocher au fauteuil ne témoigne que des soubresauts d’un animal blessé, qui se débat avant d’expirer. Tant mieux, s’il en appelle déjà de lui-même au dialogue
.  La communauté internationale a grand intérêt à lui frayer une porte sereine  de passage : armistice.  Les puissances de ce monde ne peuvent pas après l’avoir laminé, le priver encore de pleure. Au moins l’armistice pour le prince du charmant des bétés. Accentuer la pression sur Gbagbo pour l’obliger à céder son fauteuil est une cause noble. Mais ne pas lui accorder l’armistice est une parjure. Bon courage à tous ceux qui, pour faire respecter la volonté du peuple, démocratiquement exprimée, choisissent les armes de la paix, pour que la vie économique du pays s’en sort victorieuse. 
Par Wilfried AHANZIN-CRECEL 

Pointe-Noire : des béninois dans le noir

Jeudi 2 décembre 2010

Pointe noire : des béninois dans le noir

Des pêcheurs  béninois sont devenus depuis un fort moment comme une peste pour les autorités du Congo Brazzaville qui ne veulent plus d’eux.  

L’agrandissement du Port de Pointe – Noire est l’alibi savamment trouvé pour se débarrasser d’eux comme un papier hygiénique. Les faits, qui se doivent d’inquiéter tout béninois jaloux du bien être de ces compatriotes, ont pris une tournures drastiques, sans remède adéquat  depuis le 05 Novembre dernier. En ce sombre jour, les nôtres, damés de la terre brazzavillois, sont délogés de leur hutte. Le retour au bercail est devenu un impératif depuis lors pour 5000 béninois qui comble de déraison, refusent  d’avoir les pieds sur térre… Dilemme !  Tout analyse faite, laisse à croire que  les autorités du pays hôte ne veulent plus de cette main d’œuvre. Cette diaspora installée à Pointe Noire au Congo connaît une traversée du désert. Trois semaines déjà que ces âmes innocentes  hument l’air, meurtries, dans le noir,  sur les  plages  de Pointe Noire au Congo Brazzaville, dans l’attente d’un éternel messie comme le Juifs. Le fait est qu’ils s’obstinent à quitter les choses. Avouons-le, ils ont été mis en garde à plusieurs reprises, pis, dans une lettre circulaire en date du 09 Septembre 2004, demandant qu’ils plient leur bagage. C’est ainsi que le nationalisme du Congo a eu raison d’eux. A présent, ces immigrés n’ont ni dieu, ni sauveur, pour leur fournir couverture et abri. De part et d’autre, c’est l’indifférence absolue. De là, livrés à la nature, ces béninois connaissent la croix et la bannière à Pointe Noire, sans eaux, sans lumières, et sans vivre. On eut dire les damés du nouveaux cinquantenaire.

Ressortissants des régions lacustres comme Grand-Popo, ils vivent depuis cinq décennies dans le domaine querellé qui, à l’origine, est un gros village. Devenant de plus en plus nombreux, soit 5000 âmes environs, cette forte concentration de la communauté béninoise  dans cette zone est devenue une menace démographique, constate-t-on, pour les autorités politiques de Pointe – noire. Pour amoindrir le taux de chômage de plus en plus galopante dans leur pays, l’autorité a pensé à la nécessité de s’en prendre à ces juifs de l’Afrique de l’ouest, immigrant endurci devant l’éternel. L’agrandissement du Port, aux mains des Chinois, dit-on,  n’est donc qu’un prétexte savant pour se débarrasser des populations étrangères. Politique discrétionnaire de l’état d’accueil, oblige !  

Alors, l’erreur fatale des béninois est qu’ils ont passé tout leur temps à trop s’auto-victimiser au lieu de faire face à la situation. Cette communauté en est pour beaucoup dans ce désastre. Ils devraient envisager vite leur retour inévitable au bercail. Maintenant, ils doivent s’en prendre à eux-mêmes au lieu de chercher un bouc émissaire là où, il n’ y en a pas. Ils sont victime de leur caractère sceptique consistant à refuser de croire que les autorités de Pointe – Noire ne voulaient plus d’eux, en végétant dans un soubresaut de correspondances criant à l’injustice. Diantre, ils oublient que la raison du plus fort est toujours la meilleure.

Depuis lors le consul Isidore BESSANVI et  l’ambassadeur  du Bénin au Niger M. Edouard Aho Glélè jouent aux sapeurs pompiers, conscients que le meilleur remède est le rapatriement.  

Pendant ce temps, certains,  allant vite en besogne, pronostiquent au sujet d’une  récupération politique du dossier à Cotonou, oubliant que le ministre des affaires étrangères a effectué le déplacement sur Pointe- Noire. Mais, qu’a-t-il au juste à récupérer ! Sans compter le fait que nos Hommes politiques sont des charognards à desseins machiavéliques qui échappent aux communs des mortels, le moins qu’on puisse souhaiter est que les nôtres reviennent au bercail avant que le pire n’arrive comme il en a été pour les béninois de la diasporas nigérianes, victime d’un rapatriement forcé. Bienvenue par anticipation donc à nos frères si le régime en place, capable de tout, n’ a pas déja pris une ordonance interdisant l’ entrée au bercail à tout béninois, ayant séjourné loin du pays plus d’ une décennie durant. J’ exagére, diriez-vous, alors qui sait si le Chantre du Changement comme je veux etre optimiste, dans ses brusques magnanimités, les élections approchant, en dehors des échangeurs , n’ envisage pas d’ ériger, un monument  aux immigrés de Grand-Popo, dans ladite ville en souvenir de tous ces jours dans le noir au pointe noire.

Wilfried D. CRECEL

Cette Lepi expérimentale, un trompe oeil

Samedi 13 novembre 2010

Chronique :  Cette Lepi expérimentale, un trompe oeil

La réforme des lois électorales ne va pas pour le mieux au Bénin. La discorde à nul autre pareil qu’engendre la fameuse Liste Electorale Permanente Informatisée en est pour beaucoup. Et pour preuve, il est jusque- là difficile à moins de quatre mois  des échéances de se prononcer en toute certitude sur les textes de lois devrant régir l’organisation des élections au Bénin. Les Hommes en charge de l’ exécution du  projet en vogue, la Lepi, n’inspire pas confiance. Il y a trop de sale jeux politiques qui jallonent l’ initiave en elle même digne de louange. Ce qui réduit notre LEPI à un véritable trompe oeil en matiére de transparence. Tenez, les opérations   de la troisiéme phase de la Liste Electorale Permanante Informatisée LEPI,  autant dire l’enregistrement des donnés biométriques sont trufés de toutes sortes d’irrégularités à peine voilé : retard flaglant des agents recenseurs qui ne rejoignent leurs poste souvent qu’en accusant des retard s d’une à trois heures de temps, réppartition tardive des outils de travail après le lancement des opérations comme à Lokossa, mauvaix usage de la valise de KIT contenant le fameux ordinateur portatif et ses accessoires…C’est dans ce fantasme digne d’une saga surréaliste que le régime en place tient à la LEPI pour les élections de 2011.C’ est pour cette raison qu’ au sommet de l’Etat, les caciques du régime de Boni YAYI comme le Ministre Zacharie Baba Body songent  toujours à   la LEPI. Il y a en effet anguille sous roche. Au fond, le pouvoir en place croit que le pot au rose  déjà découvert sera imposé à tous…Raison pour laquelle, il ne jure que par les partenaires aux développements  aux esprits ambigus. Tous deux s’ entendent  comme larrons en foire pour troubler la quiétude de ce pays, quitte à y faire décharger  des cargaisons d’ aide humanitaire. De véritables incendiaires qui aprés avoir mis le feu, savent si bien jouer aux sapeurs pompiers. Les pluies de milliards qu’ ils déversent sur le supervisuer de la Commission nationale de supervision de la Lepi ont une fin qui échappent aux communs des mortels béninois. Il ne doit jamais en etre ainsi tant que la lepi ne requiert pas l’ assentiment de tout le peuple. Qu’ il vous souvienne que la liste manuelle que le pays a toujours appliqué n’a en rien affecté la vitalité de la démocratie béninoise. Or il se fait que la LEPI  est source de querelle. A quoi bon n’allons-nous pas marcher vers un concessus d’abord.

Sans un minimun d’ entente, gage de crédibilité encore que les démissions des citoyens libres ont terni la crédibilité du projet, les forces vives de l’ opposition ont l’impérieux devoir d’ aller jusqu’ au bout des dénonciations en évitant surtout de se laisser distraire. Car l’assainissement du système électorale en vue de fermer les grandes portes de fraudes ne doivent pas servir de prétexte à une LEPI baclé, tronqué et truqué. Mieux, la complicité des  partenaires financiers ne formalisent en rien la crédibilité du projet. L’actuelle LEPI telle qu’elle est entrain de se réaliser ne permet nullement de cerner à l’avenir ni le vrai corps électoral, ni le poids politique des partis. Ce ne serait qu’une LEPI expérimentale pour le plaisir des partenaires tenant à l’étudier au Bénin pour l’appliquer ailleurs … C’est dit donc que cette fameuse LEPI n’aura point la valeur même des listes électorales manuellement établies. C’ est fort de cette réalité que l’opération  ni fait, ni à faire fatigue ; elle fatiguera aussi longtemps que le consensus n’aura pas lieu.

Wilfried AHANZIN CRECEL

En attendant la démission de mon président YAYI

Vendredi 3 septembre 2010

 En attendant la démission de mon président YAYI ! 

Les faits sont plus que jamais établis que le président Boni Yayi a les mains sales dans tous les scandales qui ont émaillé son régime. Tout est désormais  blanc dans ce débat. Nous ne nageons plus dans des zones grises. Le président Boni Yayi nous a trop menés par le bout du nez.  A présent il passe le soir de son règne d’un air stoïque apte à dompter les institutions de ce pays.  Les derniers pages de l’actualité politique sur l’affaire ICC-Service, un dossier de banqueroute à nulle autre pareille, viennent de confirmer sa responsabilité. Si tant est que l’état percevait des rentes dans les entreprises mises en cause.  Les preuves sont désormais établies que la dite société a opéré sous la couverture   des autorités de ce pays.

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Tous les grands partis politiques sont contre la politique de YAYI

A l’analyse minutieuse des faits, les ténors d’ICC- Services n’auraient jamais poussé leur hardiesse à s’emparer tout coi des rentes de tout un peuple si les autorités politiques ne les en avaient pas rassurés.  Des témoins oculaires existent pour prouver que cette société a été la vache à lait du régime en place. C’est fort de cette complicité au sommet de l’Etat que les dirigeants d’ICC-Service  se sont engagés dans des décaissements frauduleux. Ce qui a abouti à la signature de leur acte de décès. Les faits sont clairs. Jamais ce scandale n’aurait existé si les membres du  régime dit du Changement n’avaient pas induit en erreur les dirigeants de cette entreprise illégale de placement d’argent. Tout s’est  passé  à l’image d’un consensus tacite  entre le voleur et le gendarme qui a  violé  son serment. Sinon comment comprendre   que quelques individus à la tête d’un filial si important dont le capital est au-delà de cent milliard puisse avoir l’outrecuidance de s’emparer des trésors des tiers personnes. Il me semble que ce soit difficile qu’un citoyen sans parrainage en arrive là.  Le président Boni Yayi et les siens ont donc encouragé  la bande de Guy Akplogan. Ils ont péché doublement : péché pour avoir livré à la vindicte populaire les responsables d’ICC-Service, péché pour avoir cautionné les détournements des fonds de plusieurs milliers de béninois.      

Dans une nation qui se respecte, un guide comme le président Boni Yayi qui a tant failli devrait démissionner. Le scandale du Watergate est révélateur de la démocratie aux Etats – Unis. Qu’il vous souvienne que le président américain Nixon a été impliqué dans la dissimulation du cambriolage effectué au siège du Parti démocrate, dans l’immeuble du Watergate. Il n’en a pas fallu plus pour que
la
Chambre des représentants lance une procédure d’impeachment contre Richard Nixon, qui  a préféré démissionner, le 9 août 1974.  

Mais que faisons-nous sous ce ciel pour ne pas emboiter les pas à cette grande nation. Je comprends maintenant la raison pour laquelle l’essayiste  Azarias Sekko, homme d’un jugement crédible a déclaré  que « nous sommes à l’étape zéro de notre démocratie ».  La situation actuelle en est  une preuve probable. Il en n’a pas fallu autant pour que des chefs d’Etat démissionnent sous d’autres cieux d’eux- même. Le président Boni Yayi doit démissionner pour sauver notre démocratie en attentant que la haute cour de justice statue sur son sort.

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La société civile mobilisée contre une gestion calamiteuse

 Un président qui clame son innocence dans tous les dossiers rocambolesques, un président qui n’est jamais responsable des situations désastreuses, un président qui n’hésite pas à entacher l’honorabilité de ses collaborateurs, je vous dis que s’en est pas un, je vous dis qu’un président de cette grandeur nature doit démissionner si nous tenons à la bonne marche de la démocratie au Bénin. C’en est de trop que dans ce pays qui se veut la vitrine de la démocratie, le père de la nation ne fait que nous chanter : «  Je ne suis pas responsable ». Ce sont des approbations du bout des lèvres qui font la honte de tout un peuple qui connait désormais son chef dans ses plus naturels plis. 

C’est dire donc que depuis sa prise de fonctions le président Boni Yayi a déconsidéré la fonction présidentielle. Une attitude de matamore unique dans l’histoire de
la République. Ce sont autant de raisons qui m’amène à me demander  ce qu’attend le peuple béninois pour réclamer solennellement sa démission immédiate.
  Nous devons nous en débarrasser comme un devin se sépare d’un  sacrifice à un carrefour ou aux pieds de la divinité Agbo, qu’à tort le colon a appelé Légbas. C’est le seul sacrifice qu’il importe,   je vous dis, pour le bonheur des millions béninois. 

Par Wilfried D. CRECEL 

cinquantes ans d’ ambitions frénétiques

Lundi 30 août 2010

Chronique 

Cinquante ans d’ ambitions frénétiques ! 

«  Dix-sept pays africains fêtent cette année le cinquantenaire de leur accession à l’indépendance. Mais il n’y a rien à commémorer, estime Achille Mbembé. L’intellectuel camerounais appelle à une transformation radicale du continent, avec le concours de la communauté internationale. » N’empêche, je crois qu’il y a trop à dire. La preuve !

Le cinquantenaire de l’indépendance d’un pays  est un virage très important pour que nous en tournions les pages de sitôt comme nous l’impose l’actualité. J’ai éprouvé un plaisir certain dans le courant de ces jours-ci à écouter les flots de témoignages sur l’accession de notre continent à la souveraineté. Hélas, étant né de la dernière pluie, je me suis résigné à trouver refuge dans un des cours de mon professeur de Littérature et Civilisation Africaine M. Adrien Huannu, qui me fit toucher du doigt la profondeur de cette citation de Paulin Joachim, in Anti grâces ; qui confirme l’inquiétude du poète.  « O seigneur,  choisis pour ce peuple mien de bons bergers et non de frénétiques ambitieux qui ne travailleront que pour leur promotion au rang d’idoles ». Remontant le courant du fleuve.   

Pour la petite histoire, le 28 septembre 1958, le Dahomey vote oui au référendum instituant
la Communauté française.
La République du Dahomey est proclamée le 4 décembre.  Sourou Migan Apithy devient le  président du Conseil de gouvernement. Ainsi comme beaucoup de pays africains, le Dahomey indépendant (1960-1972) a accédé  à l’indépendance en 1960. Le 1er août, une nouvelle constitution est adoptée,  le chef de gouvernement, Hubert Maga, devient le premier président de la jeune république… Le 26 octobre 1972, est un nouveau tournant. Le commandant Mathieu Kérékou prend le pouvoir en  établissant un gouvernement militaire révolutionnaire. Le pays devient
la République populaire du Bénin (1972-1991). Il   adhère au marxisme-léninisme et le Parti de la révolution populaire du Bénin (PRPB) est créé… En février 1990, une Conférence nationale abroge
la Constitution et met en place de nouvelles institutions pour une période transitoire : création d’un poste de Premier ministre, abandon de la référence « populaire » dans la dénomination du pays qui devient
la République du Bénin depuis 1991. 

Depuis son indépendance, le Bénin passe pour un champ d’expérimentations. Comme des alchimistes, les hommes politiques ont essayé toutes les formules, des plus saugrenues aux plus traumatisantes, pour gérer un pays qui a vécu sous le joug du régionalisme ayant pour corolaire l’instabilité permanente qu’on lui connait. Le pays compte à son actif sept coups d’État militaires entre 1963 et 1972, sans parler des tentatives avortées ! Par miracle, dans les années 1990, il s’est fait pionnier en faisant souffler le premier la trompette de
la Conférence nationale sur le continent. C’est la marche cahin-caha vers la démocratie, un luxe sous les tropiques, dit-on, qui s’amorce. Il est vrai qu’en dépit de l’ambition démesurée des fils de ce pays, cette nation n’a pas connu les affres de la guerre. Eu égard au real politique dans la sous région, il fait figure de bon élève.  Le combat contre la pauvreté n’a en tout ce temps-là de stabilité apparente, pu être déclenché à bon escient. Sur l’axe contractuel en économie, le Bénin, bien qu’il ait beaucoup d’atout, ne parvient pas à se tirer d’affaire. Pourtant il est un voisin du grand Nigeria, il est un pays qui s’ouvre sur la mer, il est un pays qui regorge de ressources humaines qui lui sont, peut-être nuisible. Chaque chef d’état invente sa formule magique pour marquer son passage à la tête du pays. Notre sous-sol est relativement riche. Le pétrole découvert l’an dernier peut, dans ce domaine, être une manne. Mais notre espoir, le vrai, repose sur l’agriculture que banalise la plupart  de ses bras valides qui fuient les campagnes pour la ville.

L’Homme blanc, il y a cinquante ans déjà, a juré que l’Homme noir serait incapable, indigne, et maladroit en étant indépendant. Ce défi- là devrait interpeler notre appétit insatiable à s’arroger des deniers publics, à s’éloigner des principes sacro-saints de la croissance, à s’unir. Mais hélas nous eûmes affaire,  cinquante ans durant,  qu’à de frénétiques ambitieux à la tête de nos jeunes nations alors indépendants sur papier. Au lieu de servir le peuple, les autorités ont très tôt fait de se servir. Cet affront, nous n’avons donc pas pu le laver malgré le poids d’un passé qui nous condamne en réalité à travailler plus que toutes les autres peuples. Le fait est simple. L’africain ne veut pas danser à son propre rythme. Le moindre président d’un petit pays de l’Afrique tient à rouler à bord d’un véhicule du même design, qu’un souverain occidental. Et les châteaux à Versailles, les nôtres n’en manquent pas d’en pâlir d’ambition. Le très vénérable président ivoirien Houphouët  Boigny peut en savoir quelques choses. Dieu merci que l’actuel guide du Changement, son excellence Boni Yayi ne convoite que des appartements. Ça, c’est moins coûteux qu’un château ! Lui, diriez-vous, est un homme sérieux. Quoiqu’un appartement à l’hexagone avoisine le milliard de nos francs. Je veux parler du procès qui l’oppose ces jours-ci à son compatriote Benoit Illassa qui l’accuse d’avoir acheté une résidence en France à partir des fonds peu orthodoxes. En attendant que les faits se confirment, j’ose dire,  bravo, mon chef, c’est l’émergence en marche !  Ça s’appelle cinquante ans de prouesse. Qui dit mieux ! En réalité, l’Afrique est à renaître ; de sa plus belle renaissance je vous dis. 

Par wilfried D. CRECEL

Ces ministres béninois-là à surveiller de prés !

Mardi 3 août 2010

 

 Ministres AZANAI, Madougou, Noudogbessi, FAGNON…

Avant même que ne soient connus du grand public les derniers ministres de la république, je ne me souviens plus par quelle alchimie, atterris sur mon bureau la liste des actuels membres du gouvernement. Certains patronymes comme tout  analyste politique ont alors  retenu mon attention. À mon corps défendant, je me suis écrié : que de ministres à surveiller de prés ! Que de ministre bon pour l’affaire !  En effet, un parfum de leur destin de dindon de la farce ne tarda pas à m’envahir. Sont- ils conscients de la délicatesse de leur mission. Assurément pas !  Ils l’ignoreront  aussi longtemps  que l’euphorie de la parcelle de pouvoir qui vient de leur être confier  pour les uns, et renouveler pour les autres, prendra le pas sur le contexte sociopolitique dans lequel nous nous trouvons. Le Bénin est secoué par une  crise profonde de male gouvernance qui interpelle la conscience de ses élites…Maintenant que le gouvernement de campagne électorale est quasiment installé, maintenant que l’image de notre pays n’a jamais été aussi dévalorisée qu’à présent, maintenant que le remaniement tant reporté a eu lieu, il importe  que nous sauvions le reste de la barque de la tempête  qui s’apprête à la secouer. Certaines têtes  qui se trouvent  être les proches du tout puissant  père de la nation béninoise laissent à désirer.  Bonnet blanc, bonnet bleu ! 

Le sélectionneur national Boni YAYI a rendu donc publique la liste des manitous devant  l’aider pour  assouvir l’ultime rêve de sa vie.  En son sein il y a, entre autres stars, des attaquants, des défenseurs, des ramasseuses  de balle, dont je me garderai d’évoquer ici le nom, encore que le chef se  perde déjà dans ses propres  combinaisons. Par les temps qui courent, il n’est pas prudent  d’appeler un chat par un chat comme plus rien n’augure d’une fin glorieuse. De peur d’être un bouc émissaire comme 2011 en ferra.  Je ne voudrais donc pas prendre sur moi le risque de nommer qui que ce soit. 

Je ne veux point nommer la ministre Mme Rékyath Madougou qui n’a pas encore fini son contention conjugal avec son juge des référés Modeste Kérékou qui depuis sa nomination ne nous a pas encore informé du statut de celle qu’il a toujours traité de demoiselle. Fini le temps de Madougou, mademoiselle ? Elle serait devenue en un lap de temps « madame » aux yeux de l’ancien adversaire devenu coéquipier qui n’a pourtant pas jusque là manifesté son désir de la  récupérer. Depuis que Kérékou fils est allé au gouvernement, qui nous rappellera désormais à l’ordre la sacrée Madougou ayant  traité dans son best seller le général de tous les noms. Un ministre de la république comme celle-là est à surveiller de prés dans cette société où les politiques n’ont pas d’âme ! 

Je ne voudrais pas en outre exprimer ici l’inquiétude que j’éprouve pour le ministre Nicaise Fagnon. Conserver ce dernier dans le gouvernement sans lui donner quelques leçons de modérations reviendrait à fournir à un toxicomane la dose de son gré qui le conduirait un peu plus surement vers sa fin. Je ne voudrais pas aussi m’en prendre à mon ami personnel Candide Azannai, qui gagnerait à épargner la république de toutes les stratégies de fraudes dont il passerait pour maitre. Car les conséquences sont incommensurables. 

Que dire de sa majesté le maestro  François Noudogbessi, fidèle d’ entre    les fidèles,  qui passe trop pour un grand pion des circuits de  la corruption, pour ne pas être maintenu dans le gouvernement afin de poursuivre sa noble politique de négation. De toute façon, c’est  faire une mauvaise querelle  au président Yayi en disant que tous les membres de son dernier gouvernement ont la main sale. Néanmoins, il parait que dans la dernière équipe il y a toujours des recrus de justice qui sont au affaire à une fin propagandiste. Si les faits s’avéraient vrais, ce sont ceux-là, qu’il importe que le peuple surveille  de prés comme du lait sur le feu en leur servant de béquille à travers un digne esprit critique afin que le naturel ne revienne au galop. Nous avons donc, chers compatriote, du boulot, du bon boulot en perspective, je vous dis… 

Une presse sous curatelle : celle du Bénin émergent

Mardi 29 juin 2010

 

 M. Théophile NATA, Président de la HAAC

Le paternalisme triomphant de l’institution en charge de la régulation des médias du Bénin  au jour le jour étend ses tentacules. Il y a bientôt une semaine, les membres de
la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de
la Communication (HAAC), les patrons de presse, et les professionnels des médias  ne parlent plus le même langage. L’horizon d’attente vient d’être bouleversé ! L’un dicte sa loi tandis que l’autre se complait en de lugubre soubresaut  protestataire.  Tout  porte à croire que quand le marteau cogne, l’enclume n’a qu’à supporter ! C’est le choc des gladiateurs.
La HAAC serait sortie  de la coquille à elle attribuée dans la loi fondamentale du pays. A l’ origine, un arrêté ! Ayant pris  connaissance de la décision N° 10-031/Haac du 16 juin 2010 portant interdiction de la campagne électorale médiatique précoce, le Patronat National de
la Presse  du Bénin ( PNPB) que dirige d’ un bras de fer le confrère Aboubakar Takou  ne s’ est  pas fait prier pour crier son râle bol en cette période où l’ institution censée protéger les médias se retournent  contre eux à des fins inavouées.  Un discours qui partout ailleurs  ne trouve sa réplique  qu’à travers un genre générique plein d’ avertissement :  pour certains  béninois  tout est parti du constat que l’ opposition  commence par occuper l’ espace médiatique mieux que la mouvance qui se mélange les pédales à quelques mois d’ un scrutin pour lequel rien ne présage d’ un score favorable en sa faveur. 
La HAAC est donc appelée au secours pour freiner ces
feux médiatiques qui refusent de purifier le patron des patrons. Hélas, le discours fait penser de bon aloi à un mépris aussi bien de la libre expression que de la liberté de presse, fondement de notre démocratie chèrement acquise. 

La tutelle des médias  a vu donc le jour… 

Jusqu’ où ira donc le paternalisme triomphant de cette institution naguère si respectée ! Autant dire qu’un sérieux doute commence par planer sur la sincérité de cette grande firme de la république dont  la mésaventure est d’avoir à sa tête, dit-on, des Hommes du régime, ou du moins, des Hommes sachant faire le jeu. Je veux dire des Hommes qui savent mieux que quiconque se mentir comme le proclame Albert CAMUS ! Allons, sinon  je vois  mal,  un promoteur de presse du rang de M. Edouard LOKO priver sa  gazette  de tant de choux gras  comme savent si bien en disposer tout communicateur. 

Or, la phénoménologie de la communication ne pardonne jamais les délits de mensonge. Car la loi du revers de la médaille est là, implacable, irréversible et sévère. Le fait est alors simple ! De deux choses, l’une ou l’autre !  Soit nous faisons tous une mauvaise interprétation de l’esprit de cette décision  qui n’a peut-être pas  germé dans l’esprit d’un cacique du régime, soit
la HAAC  œuvre  pour enterrer  vivant le régime de YAYI  qui porte en son sein les germes de son départ imminent ! 

Certains diront que les représentants de
la HAAC cinquième législature n’ont pas de caractères. Mais c’est oublier que ce n’est point d’avoir de caractère que de toujours protester. Le président Théophile NATA  et les siens préféreraient –ils  toujours subir en passant pour la mandature  la plus fade de spécificité quitte à subir les soubresauts d’une frange de la  presse.  De toute façon, la période est délicate, très délicate, pour que nous nous laissions aller à toutes sortes de manipulation,  d’interprétation,  et  de ronchonnement. 

 Loin de  moi enfin  toute intention d’infantiliser
la HAAC qui fait de son mieux  pour conserver ce qu’il nous reste de cher  après que le vent du «  Changement » ait  fait son œuvre. Celle ayant consisté à transformer le destin de la presse béninoise en celui d’un enfant sous curatelle que
la HAAC semble manipuler à sa guise. 


La HAAC  du président Théophile NATA  n’a pas compris comme  Tallegrand  qu’on peut tout faire avec les baïonnettes sauf s’assoir dessus ! Alors, elle se ment,  de son plus beau mensonge, je vous dis … ! 

Retrouvez  cette chronique  sur www. http//://crecel.unblog.fr/ 

 

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Mon Bénin, cette nation politique …

Mardi 29 juin 2010

Mon Bénin,  cette  nation politique … 

De même  que dans le monde  il y a des nations de football comme le Brésil, de même il y  a des nations de  politique.  Les unes œuvres à briller de part leurs génies  tandis que d’autres  n’ont  d’yeux que pour l’appât du gain facile. Le Bénin semble  avoir fait l’option de cette calamiteuse voie.

Plus un secret pour personne que tout le système administratif de notre chère patrie qui rêve tant de l’émergence  est parti pour rouler au ralenti, pour le moins,  dix mois durant ! C’est le propre des nations foncièrement politiques !  Une confirmation, entres autres preuves, que ce petit pays de l’ l’Afrique de l’ouest  aura du mal à se développer.  Les élections présidentielles sont pour bientôt.  Tous les procédés de la rhétorique sont mis en branle. Du coup,  tous les béninois sont devenus de fin philologues. Chaque état major s’active pour prouver  à la face du monde sa capacité de mobilisation. Qu’importe la sincérité des partisans de l’Heure. L’essentielle est de monter  à la face du monde quelques foules d’humain qui tiennent  lieu de militant. Le reste  viendra après !!!

Dans cette saga le contrat social est bien connu.  Il ne s’agit point d’un pacte  de fidélité  qui lie l’un à l’autre.  Les marcheurs professionnels qui ont vu le jour sous le  régime du Changement savent mieux que quiconque  de quoi ça retourne. Et les jeunes, très souvent, s’embarquent comme des bêtes de somme dans ce marché des commerçants d’Homme dont le soleil luit. Plus personne dans la société béninoise ne veut s’ hisser au-dessus de ses contemporains par ses mérites.  La politique, le clientélisme,  et le  messianisme ;  c’est bon pour le moral.

Le culte de la politique est alors ancré si grandement dans les mœurs de la société béninoise que le  moindre représentant de la couche juvénile,  à peine sorti  des  loges de l’université  se découvre  un destin politique, un vrai destin, je vous dis… Naturellement,  obnubilé par les carrosses et autres vernis m’as-tu- vu des dirigeants politiques. Ces derniers  qui n’hésitent pas à miroiter aux yeux de la fragile couche juvénile les avantages d’un  pouvoir qu’ils ont tant clochardisé.  Un pouvoir  dont les jeunes gagneraient beaucoup à  s’en  préserver  étant assis sur un fond de haine et de médisance.  Autant dire que des querelles de leadership à n’en point finir  installent  leur lit.

Les  parents ont intérêt à  mettre leurs  enfants  à l’abri des coups bas de ces Hommes politiques sans foi ni loi qui sont prêts  à les désorienter  de leurs études comme ils abandonnent leur service.

Triste destin  où l’Etat semble avoir démissionné !  Mon Bénin,  cette  nation politique de tous les temps  file du mauvais coton, un très mauvais coton, je vous dis…

Par  Wilfried Ahanzin CRECEL                                       

Ces sorciers de l’économie béninoise !

Mardi 29 juin 2010

Ces sorciers de l’économie béninoise !

 

 

Professeur Alain François Adihou,  ancien ministre

Alain François ADIHOU a fait sa LEPI au parlement ! Le prix : il en garde un souvenir  aussi amer que la coloquinte ! Lequel souvenir  a accouché d’un fameux ouvrage que l’écrivain pénitencier de 1011 jours de détentions préventives a appelé « Au nom  de mon pays je pardonne ».  Epiphane QUENUM a fait sa LEPI dans la station de la radio Océan FM…Il  s’est fondu en  larmes  à la veille de son évincement haranguant que son parti, la Renaissance du Bénin, le plus grand des grands, a placé sa confiance en lui eu égard à sa rigueur  en matière de gestion des deniers publics.  Le jeune BAKO Arifa n’a pas encore dit  son dernier mot. Seulement qu’il passe tout son temps  à ressasser de  stupide « je pense,  je pense, je pense … » attestant qu’il ferait mieux de retourner dans les amphithéâtres d’Abomey- Calavi, où il officiait, le cadre idéal pour bien penser !  Il y a eu enfin un groupe de la société civile,  comme en de pareilles circonstances, ayant le génie de se mêler à tout,  qui fait aussi leur  LEPI. Dénominateur commun ;  c’est le blé doré qui fait courir ces béninois ! L’enracinement de la démocratie semble ne point préoccuper les différents acteurs de ce pays  en panne.  La  LEPI est devenue  notre  cause commune, pardon,  notre caisse commune.  Une caisse que le contribuable occidental a bourrée de la main droite pour  la vider de la main gauche en maintenant le pays sous le joug de la dépendance. 

Au Benin,  l’intérêt égoïste a souvent  pris le pas sur le patriotisme. On eut dit  que c’est la théorie principale qui s’enseigne à l’école des partis de cette république.  Comme pour saluer   La BRUYERE, dans les CARACTERES, ce grand auteur du XVII éme siècle, je dirai tout coi, qu’un seul objectif anime nos  Hommes politiques, ces sorciers de l’économie béninoise : dilapider les deniers publics du contribuable  quel qu’en soit le prix.  C’ est sur cette règle que l’ on décore, que l’ on jette des fleurs , que l’ on crie au régionalisme, que l’ on s’ insulte au parlement, que l’ on dénonce les simulacres  de  traitrise vis-à-vis du peuple, que l’ on corrompt , que l’ on noue des alliances ,  que l’ on donne en mariage sa fille, que l’ on rejette les propositions de textes au parlement. «   C’est dans cet esprit qu’on aborde les uns ; et qu’on néglige les autres, que l’on monte et que l’on descend ; c’est sur cette règle  que l’on mesure ses soins, ses complaisances, son estime, son indifférence, son mépris… », renchérit LA BRUYERE.

 C’est pour cette raison que la société béninoise est malade.

En attendant ma Liste Electorale Permanente Informatisée, le vrai,  qui n’a rien à avoir avec celle  des ADIHOU,  des  QUENUM,  des  BAKO,   je vous rappelle qu’ils sont des sorciers de l’économie béninoise, de grands sorciers, qui sucent le sang d’ un peuple si meurtri , de vrais sorciers qui éprouvent du plaisirs à tuer leurs frères sans soins à l’ Hôpital,  fautes d’ aide de l’ Etat , je vous dis … !

Wilfried AHANZIN CRECEL, du SURREFLEXIONNISME

 

En avant le Bénin Emergent

Dimanche 4 avril 2010

Post scriptum 

En avant le Bénin Emergent  « Trop souvent  par le passé, mais encore aujourd’hui les gouverneurs africains ont répondu non pas aux intérêts de tous leurs citoyens mais a ceux d’élites, de partis, de tribus…», Azarias SEKKO,  Pour l’Afrique je plaide, TEXTIMS Edition2006. 

 Un arbre qui tarde à tenir la promesse de ses fleurs

 Le Bénin est un petit pays du tiers monde. Son seizième chef d’état au lendemain de son investiture, le 06Avril  2006 a cru devoir en faire un pays émergent .Curieuse ambition, dans une nation où les principes sacro-saints pour atteindre la moindre croissance sont bafoués. Qui plus est, l’émergence ! Plus un secret pour personne que comme beaucoup de pays en voie de développement, le clientélisme, le népotisme et la corruption sont ancrés dans le fonctionnement de son système administratif. Comble de désespoir, ses cadres aiment à jouer aux naïfs lunatiques. Une attitude sournoise d’auto victimisation, me semble-t-il ; pour plaire au messie de
la Marina. Juste pour se tailler une place sous ce soleil, au prix de mille et une propagandes. 
 L’émergence, un concept à la mode dans les pays asiatiques sera de guère las repris en chœur au Bénin. Il vient en tête des sondages laissant derrière lui des phonèmes comme « Docteur, Changement,  Haute autorité ». 

Cette nouvelle classe dirigeante, constatai-je, est férue des principes d’autosuggestion du célèbre psychologue Dalles Carnegie. Peut-être a-t-elle fait sienne le fragment des cours de ce penseur américain qui recommande qu’à force de répéter sans relâches une idée, elle finit par se réaliser. Ainsi pas un seul jour ne passe sans que les nôtres ne chantent l’émergence tout en évitant les sérieuses voies qui y conduisent. Les véritables formes d’investissement,  vecteurs de la croissance sont méprisées. Hélas, plus de trois ans déjà que le refrain est en marche. Pourtant rien n’y fit. La prospérité reste à prouver, qui plus est l’émergence !   Le Nigeria, notre grand voisin de l’Est vit loin de toute réalité propre au pays susceptible d’être compté dans le lot des économies émergentes : faute d’une véritable croissance économique en marche,  d’infrastructures financières à taux de croissance très forts et d’un niveau de vie tendant vers ceux des pays développés. Partant, les vrais modèles d’émergence, ordre de grandeur servant de reflet, sont le Brésil,
la Tunisie, l’Inde,
la Chine, l’Afrique du Sud, le Mexique… 

  Au regard de cette réalité, les sérieux caciques du « Changement »  doivent perdent espoir. Difficile de dire, théorie des étapes de la croissance oblige, à quelle phase de développement en sommes-nous dans la société béninoise depuis le 06Avril  2006 : tradition, transition, décollage, maturité, ou consommation  intensive ? Une motion : Plutôt que d’infantiliser les masses populaires, il vaut mieux que nous nous  fixions des objectifs de prospérité. C’en serait une décisive marche à long terme vers l’émergence d’un pays dont la dette tant extérieure que multilatérale est considérable. Juste ciel, il importe que nous emboîtions le pas à certains pays de l’Afrique qui font leur petit bonhomme de chemin vers le développement. Une interrogation logée dans la conscience de la postérité me vient à l’esprit : « que faisons-nous au quartier latin de l’Afrique ;pour que l’écart de croissance entre nous et la plupart des anciennes colonies francophones soit si profonde. Je n’ose pas dire que nous chantions l’émergence. Au risque d’une invite à la danse. 

  De facto, l’émergence tant annoncée n’est pas pour demain .Mais les porte -flambeaux du changement vous diront, à coup sûr, le contraire. Les passages à niveau dit Echangeur, les revêtements des chaussées, les mesures sociales de gratuité suffisent à leur bonheur.   Les bonnes performances qui se réalisent dans les pays asiatiques où se développe l’Agriculture ne retient pas leur attention .Partant le pays de Soglo pour cette classe  d’Homme dont le soleil brille n’est pas loin d’une économie émergente .S’il ne doit qu’en être ainsi, pour les maîtres à pensée du Changement, n’ayant pas le monopole du savoir des économistes étant au pouvoir, en avant le Bénin émergent ! 

                                  Par Wilfried CRECEL

Du Surréflèxionnisme