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Conakry, le bouc émissaire

Dimanche 4 avril 2010

« Ouvrir une école, c’est fermer des prisons » Victor Hugo »

Chronique : Conakry, le bouc émissaire
Sékou Touré, le premier président de la Guinée, laisse à sa prospérité un héritage assez lourd. Pour la petite histoire, cette ancienne colonie française est le seul territoire d’outre-mer à voter « Non » au référendum sur la constitution de la dite communauté. Il a fait de son mieux pour barrer la route aux colons en compromettant leur intérêt, jusqu’à forcer la main aux français qui ont fait accéder son pays à la souveraineté déjà le 02 octobre 1958.
Tous les anciens présidents français ne manquent pas, la plupart du temps, de rappeler à leurs successeurs que la patrie mère n’est rien sans les colonies.
Une guerre intestinale est donc livrée sans merci à tout président rebelle des tropiques. La répression est faite de sorte que l’ancienne colonie surtout les territoires français d’outre mer, préférerait la dépendance à la souveraineté. Alors, il n’y a d’autre alternative pour mieux gérer que d’être leur Homme.
Très souvent les candidats favoris aux élections présidentielles en Afrique sont, dit –on, désignés en Europe. Ce n’est pas pour rien que le successeur d’Omar Bongo, doyen de la Francafrique serait connu d’avance à l’Elysée.
Moussa Dadis Camara, le chef de la junte refuse de faire le jeu de la France. Il l’apprendra à ses dépends. Pour avoir massacré plus d’une centaine de personnes lors d’un meeting de protestation au stade de Conakry le 28 septembre, raison de plus, il a été accusé de crime contre l’humanité. Un ami m’a dit que « les Français sont de véritables incendiaires. Ils mettent le feu sous les tropiques. Puis ce sont les mêmes qui commencent par jouer aux sapeurs pompiers. » Mais à chacun son jugement de valeur ? Vouloir rejeter le tort des maux qui minent tout un continent sur un seul pays, allons! Ça doit peser trop sur la patrie mère. Je ne veux pas m’embrasser de ces histoires de peur de me retrouver devant la Haute Cour de Justice. N’étant pas un croque mort, il y a longtemps que j’évite ces discours de crime de guerre, crime contre l’humanité, crime contre la chasteté. Et puis la France, attention, est capable de tuer une mouche avec un marteau!
De facto, le dessein inavoué de la France est que ses colonies indépendantes ne soient jamais citées comme un modèle de bonne gouvernance. La démocratie doit être un luxe pour les Africains. La pression que Sékou Touré a fait sur de Gaule n’est-il pas toujours puni au fil des âges. Cela passant comme un affront difficile à pardonner !
Attaques violentes contre le colonialisme français, sortie tapageuse de la zone franc (2 mars 1960), accusation de complot (21 avril 1960, 16 novembre 1965, 12 mars 1969), emprisonnement de Guinéens mariés à des Françaises, célébration du départ du général de Gaule, sont des apparents manquement dont ces arrières petits fils en font jusqu’à ce jour. Il ne peut pas en être autrement.
Cet homme audacieux est à la base du vent de décolonisation qui a soufflé sur l’Afrique des années 1960. Ce qui a engendré une perte de devises immenses pour l’occident. Pourquoi il y a – t – il tant de violence en Guinée mieux que partout ailleurs dans les colonies francophones ! Tout semble être bien préparé à l’avance pour précipiter le pays dans le décombre auquel l’a voué ces anciens dirigeants.
Un pauvre chef de la junte, Moussa Dadis Camara, qui se fait prendre au piégé de ses conseillers suspects en faisant couler tant de sang! Des morts à faire parcourir le corps de frisson, au lendemain du 28 Septembre. Avouons-le, ça n’honore pas l’Afrique.
Au-delà de tout, le péché mignon de la junte au pouvoir est de vouloir narguer Paris. Que les nouveaux dirigeants de la guinée soient des hommes en uniforme, cela ne gène point. Mais qu’elle aille signer un contrat dans le domaine minier avec Pékin, cela dérange les intérêts de la patrie mère. Je comprends maintenant l’intérêt subit qu’ils éprouvent pour ce pays. Je comprends maintenant la raison pour laquelle il y a tant d’acharnement contre les membres du Conseil National pour la démocratie et le développement, la coalition au pouvoir. Plutôt que de les diaboliser, pour avoir fait le choix du pays à qui ils vont brader leurs ressources minières, la communauté internationale ferait mieux de faire comprendre au nouveau dirigeant de la Guinée qu’après la présidence, il y a une nouvelle vie. Plus intéressante! Pas celle de la justice internationale.
C’est cette route que la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest doit indiquer aux caciques du régime militaire qui doivent aussi répondre de leur forfait. Le président Blaise Comparé, le facilitateur de cette crise semble l’avoir compris. Ce faisant, l’Afrique aurait eu le mérite d’être venu au secours d’un bouc – émissaire… D’un vrai bouc émissaire qui ne mérite pas d’être tant traité du plus grand enfant malade de l’Afrique … je vous dis.
Wilfried Crecel

Alassane Soumanou, le bouc émissaire

Vendredi 8 janvier 2010

Chronique

Alassane Soumanou, le bouc émissaire  

 Alassane Soumanou, le bouc émissaire  dans Chronique mag%20soumanou%20allassane-djimba

 Alassane Soumanou, le grand Homme de conviction …

 » Alassane Soumanou roule pour un opposant » : C’est la mensongère litanie de l’heure. L’homme qui a franchi les différents écueils de la vie est de  nous sur un champ de bataille.  Pour des desseins inavoués, les ennemis de la république sont à l’œuvre contre sa modeste personne. Ils font passer leur propre intention comme étant celle de l’  honnête Homme  trop sagesse pour se rallier à leur manigance. Histoire de ne pas se faire démasquer très tôt. La conviction politique à un prix : l’acharnement ; pour le moins.

Plus qu’un bouc émissaire, M. Alassane Soumanou ; l’ actuel directeur de
la Sobemap dont  cette entreprise étatique profite de la capacité managériale saluée dans la sous région ;  n’est-il pas un martyre. Il ne peut en être autrement pour ce grand homme de la république qui a une main mise sur son électorat.

Qui plus est, les vraies épreuves de la vie ne sont destinées qu’aux Hommes de valeur.

Son péché mignon est de s’être donner corps et âme à la cause du régime en place.

N’étant pas parvenu à trouver des poux sur les crânes du chauve, les adversaires de Yayi ont alors trop tôt fait  de lui coller une boutade. M. Alassane Soumanou, le traite !

Si c’est le prix à payer pour que les vrais ennemis du développement de ce peuple soient démasqués, alors le grand Alassane Soumanou n’a pas à s’en faire. Puisse que désormais le peuple béninois connaît la source des accusations  gratuites,  intempestives, et imaginaires de virement qui sont portés sans raisons valables contre le digne fils de
la Donga.

Pour qui connaît l’Homme de conviction, il ne saurait jamais jeter le masque sans le déclarer haut et fort.

M. Alassane Soumanou ne voudrait plus du Changement qu’il le dirait sans nulle crainte. Les moins représentatifs qui ont grandi sous le parapluie de Yayi se retrouve aujourd’hui tapis dans le rang de l’opposition au parlement où il s’affirme. Homme de foi, l’opinion public qui en est arrivée à le surnommer « Gatérie »  voudrait signifier  qu’il a trop en horreur la traîtrise.  Détruire ce grand Homme, cela n’étonne guère. Tout cela participe aussi du jeu politique.

M. Alassane Soumanou a de  la popularité dans sa région natale de sorte que l’intelligence humaine cherche à le détruire. La campagne d’intoxication qui se fait de son nom vise à semer de la confusion totale dans l’esprit des sympathisants du Changement pour enfin laisser croire que le président Yayi Boni n’a point de cacique acquis à la cause de son régime.

Que M. Alassane Soumanou s’efface pour que le Changement perde de sa saveur : c’est leur vil dessein ;

 L’autre rêve secret  qu’il caresse en leur sein consiste à voir  les vrais partisans du Changement perdent de leur ardeur !

Il y a une autre catégorie d’individu qui sont prêts  à user de mille subterfuge, pour peu,  que le directeur  de
la Sobemap  tenant à une gestion saine des finances de la société qu’il a en charge se refuse à leur concéder des avantages qui ne respectent pas les règles de l’orthodoxie financière qu’il prône dans son entreprise en bon manager reconnu de part le monde entier. Les palmes qu’il a reçus témoignent plus que jamais de son efficacité.

Celui qui a trouvé un ami a trouvé un trésor. Le président Yayi Boni peut se vanter d’avoir un compagnon fidèle en la personne d’ Alassane Soumanou. Autant comprendre que les vrais traites du changement ne sont  nullement ces innocents que l’on jette sans grand succès en pâture. 

Vive Alassane Soumanou le pro- Changement, pour que meurent les jaloux !

 

 

Wilfried Crecel

   Du Surréflèxionnisme

crecel

Lundi 26 octobre 2009

crecel dans Chronique

L’ emploi, l’ affaire des autres

Vendredi 25 septembre 2009

Chronique:  L’ emploi, l’ affaire des autres !

  L' emploi, l' affaire des autres dans Chronique IPR-CAF-CGSS2

 Des manifestants noirs et blancs en quéte d’ un  emploi décent

Le chômage demeure un phénomène planétaire qui n’est plus l’apanage d’une contrée, encore moins d’un continent. Une ironie dont l’histoire a le secret. Bien avant la deuxième guerre mondiale, les occidentaux si prévoyant ont la ferme conviction de pourvoir satisfaire de façon systématique les trois besoins fondamentaux de l’Homme. Ces temps sont désormais révolus ! De gros nuages ont alourdi l’horizon.  Pas un seul jour ne passe sans que les médias ne signalent  des foyers de tensions dans les entreprises à cause des licenciements.  De facto, le taux de chômage dans la quasi-totalité des pays prend une proportion inquiétante. Il y a lieu parfois de se demander  si le monde ne tend pas vers sa fin. Rare sont ceux qui ont du blé à n’en savoir quoi faire dans leur grenier comme au bon vieux temps.   

Les  analystes les plus rationnels de la planète ne trouvent d’autres pistes promptes à indiquer que celle de l’auto-emploi.    encore,  la vie n’est pas aussi rose que l’on puisse se l’imaginer. Comme l’alouette ne tombe jamais tout rôti ! La couche juvénile est soumise aux dures contingences civiques qui passent par diverses taxes fiscales. 

 Or si les planificateurs  pouvaient développer des politiques actives du marché de travail dans les pays en voie de développement,  l’Afrique les décennies à venir serait le continent vers lequel afflueraient les fils des autres terres.  Un meilleur renforcement tant  de la  capacité des services de l’emploi  que des programmes de soutiens à l’emploi des jeunes  serait salutaire. 

Une occasion pour la couche juvénile de se frayer un chemin vers les biens de ce monde, si scintillant. Car les matières  premières  y sont disponibles mieux que sous tous les autres cieux.   Moyen donc à tout le moins sûr pour tourner sur le continent les pages froissées de la pauvreté.  De toute façon, il ne saurait avoir une  efficace politique de l’emploi sans une maitrise du marché de travail. C’est aussi la leçon que nous enseigne le grand  économiste Haidara  Dramane, alors en service au Bureau Internationale du Travail. Hélas que ici, personne ne songe à la postérité.  Les flots d’Etude sur les politiques du Marché de travail ne sont pas  appliquer sous les tropiques.  Juste le temps d’une validation, vlan, elles sont jetées  dans les tiroirs aux calendes grecques. Aussi longtemps que les décideurs politiques considérons l’emploi comme l’affaire des autres, de façon si tacite, avouons qu’en même que la lutte contre l’immigration aura la peau dure. 

Faisons tous ensemble de l’emploi, notre affaire. Alors l’Afrique pourra sortir des antichambres de l’histoire où elle passe toujours comme un locataire. La voie du salut,  je vous dis … 

 Par Wilfried H. Crecel